28 mai 2008

Le tribunal administratif annule la ZAC du "Clos aux Biches" à Noisy le Grand

Suite et fin du projet d'expropriations à Noisy le Grand ?

Souvenons nous (en 10 points) :

1er) En 2002, peu après son élection et sans que cela fasse parti de son projet municipal, le Député Maire socialiste Michel Pajon annonce sa volonté de démolir un quartier de 70 pavillons afin de construire une nouvelle citée dense de 1500 logements collectifs.

2nd) En mars 2005, Michel Pajon et son groupe municipal votent la création de la ZAC dite du « Clos aux Biches » malgré l'opposition de tous les autres groupes politiques locaux : le PCF, les verts, l'UDF/Modem et l'UMP.

3ème) Ce projet rencontre une forte opposition de la part de la population noiséenne n'acceptant pas que 70 familles et personnes agées soient expropriées de chez elles. (92% d’opposition lors de l'enquête publique de novembre 2004; grande manifestation dans le Centre Ville en septembre 2006; 6500 signatures de pétitions déposées en Sous Préfecture du Raincy en mai 2006)

4ème) L’Association de Défense du quartier (ADIHBH-V), avec l’aide d’un groupe d’Etudiants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette propose un projet alternatif, permettant de construire un programme mixte avec 1000 logements et des bureaux, sans expropriations des habitants du quartier dont certains ont entre 72 et 92 ans. Le Maire décide de maintenir inchangé son projet initial.

5ème) Durant le mois de novembre 2006, une Commission d’Enquête Publique composée de 3 enquêteurs neutres est désignée par le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise , afin de recueillir pendant six semaines l’avis des habitants de la ville de Noisy le Grand, sur ce projet d’urbanisation et de donner un avis sur l'utilité publique ou non de l'opération (phase nécessaire pour entamer les expropriations).

6ème) Fin juillet 2007, la Préfecture de Seine Saint Denis rend public ses conclusions en donnant deux avis unanimement défavorables, sur les deux principaux volets de ces Enquêtes Publiques suivant l'avis des enquêteurs publics.

7ème) Mi-octobre 2007, le député maire Michel Pajon annonce sa décision de suspendre son projet d'expropriations.

8ème) Mars 2008, Michel Pajon est réélu maire de Noisy le Grand au second tour avec 45,43% des votants (soit 22,98% des inscrits).

9ème) Le 24 avril 2008, le tribunal administratif de Cergy Pontoise annule la ZAC du Clos aux Biches au motif : "d'insuffisance dans l'évaluation de l'impact du projet sur l'augmentation du trafic routier dans  un secteur dont il est par ailleurs admis qu'il est d'ores et déjà très encombré".
La procédure revient donc à son point de départ.

10ème et dernier point ?) L’Association de Défense du quartier (ADIHBH-V) après avoir regretté le temps et l'argent perdus dans ce dossier, réaffirme sa volonté de participer à la conception d'un nouveau projet d'aménagement du quartier des Bas Heurts-La Varenne et demande à M.Michel Pajon de reprendre le projet dans la concertation.

Ø Extrait de dépêche AFP du 23/05/08:

«  Ce jugement ne remet pas en cause la volonté du Maire d'aménager un nouveau quartier dans ce territoire, a-t-on indiqué au cabinet du Maire, qui n'excluait pas de faire appel,...

Le Juge Administratif estime que l'étude d'impact sur l'augmentation du trafic routier après la construction d'immeubles dans ce secteur pavillonnaire a été insuffisante,...

En 2007, l'ADIHBH-V avait présenté un Contre Projet moins dense de 1000 logements, permettant de préserver la zone pavillonnaire,....

L'ADIHBH-V se dit prête à participer à l'élaboration d'un nouveau projet,...

Dans ce dossier, le Maire avait déjà essuyé en septembre 2007, un avis défavorable à la Déclaration d'Utilité Publique. Il avait alors annoncé son intention d'élaborer un autre projet après discussion avec tous les acteurs concernés.

Ø Extrait article du Parisien du 24/05/08

« Nouveau rebondissement à Noisy le Grand dans le feuilleton très polémique des Bas Heurts, où la Municipalité prévoit la construction d'un nouveau quartier de 4 000 âmes,.....

Après le carton rouge délivré par la Commission chargée de l'Enquête Publique l'année dernière, le projet a été à nouveau retoqué cette fois-ci par le tribunal Administratif de Cergy (Val d'Oise),.......

L'ADIHBH-V se félicite évidemment de la décision. Ce type de jugement est assez rare, note Alain Cassé, son président. Cela montre bien que le projet est mal ficelé.

Le Député - Maire (PS) Michel Pajon, reconnaît une probable négligence de (ses) services d'études. Mais il répète sa détermination à voir aboutir un projet dont il avait fait un de ses thèmes de campagne,.............

C'est huit ou neuf mois et pas mal d'argent de perdu, déplore l'élu...................Mais là, on est obligé de revoir complètement le projet de ZAC. C'est terrible car il existe peu de villes prêtes à construire pour résorber la crise du logement et on s'emploie à bloquer les projets.

Alain Cassé, lui, attend toujours les promesses de Concertation du Maire autour d'un nouveau projet pour les Bas Heurts. Nous sommes disposés à nous mettre autour d'une table pour défendre une urbanisation raisonnable et intelligente avec de petits immeubles, des équipements publics, des circulations douces et surtout pas d'expropriation. Bref, construire dans les dents creuses plutôt que tout détruire au lance-flammes,....... »

28 octobre 2007

Michel PAJON, Maire de Noisy le Grand, SUSPEND SON PROJET D’EXPROPRIATION SUR LE « CLOS AUX BICHES »

Suite à l’avis défavorable exprimé par la Commission, (après enquête préliminaire à la Déclaration d’Utilité Publique (DUP)), le maire socialiste de Noisy le Grand a décidé de suspendre son projet de raser tout un quartier de la ville (50 pavillons concernés, sur 9,3 ha).

Après cet avis négatif, et avant la décision du Préfet de Seine Saint Denis, M. Pajon avait deux possibilités : soit tenter de passer en force en contestant l’avis, via un vote du Conseil Municipal, soit temporiser.

A seulement 6 mois des élections municipales, la solution douce a été retenue, mais les noiséens concernés par l'opération, ne sont pas dupes de la manœuvre qui vise surtout à éviter que ce sujet s’invite au débat dans les prochains mois.

M. Pajon dans un communiqué à l’AFP regrette la décision des enquêteurs et annonce sa volonté de discuter avec tous les acteurs concernés : habitants, demandeurs de logements, bailleurs, aménageurs, élus, associations, Conseil Régional,….

Il serait en effet grand temps de discuter mais aussi d'écouter les noiséens, puisque le projet  de ZAC dit du « Clos aux Biches » est depuis 2004 fortement critiqué par la majorité des habitants de la ville : 6500 signatures déposées en Sous Préfecture du Raincy en mai 2006, soutien de tous les autres partis politiques locaux (Verts, PCF, UDF-Modem, et UMP), manifestation de 500 personnes dans le centre ville en septembre 2006, 92% d’opposition au projet lors de la Concertation sur la création de la ZAC, et forte mobilisation des Noiséens lors de l’enquête publique.


Malgré tout cela, le projet initial n’a jamais varié d’un centimètre, malgré les critiques et alors que l’Association de Défense de quartier (ADIHBH-V) a proposé un contre projet produit par des Etudiants et des professeurs de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette.

Une des leçons à retenir de cette histoire, est qu’il n’y a jamais de combats perdus d’avance, et qu’à force de volonté, il est possible de contester et faire évoluer des situations a priori figées et non acceptables.

Ø      Dépêche AFP de M. Michel Pajon du 11/09/07:

- Michel Pajon déplore les conclusions de ces Enquêtes qui, pour l’essentiel privilégient les intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général et………….. 

- Michel Pajon déplore également les raisonnements approximatifs développés par la Commission d’Enquête qui l’on conduite à commettre, dans son analyse, un certain nombre d’erreurs d’appréciation. 

- S’il est possible de comprendre la logique des habitants qui, attachés à leurs biens, sont soucieux de défendre leurs intérêts, il est plus difficile d’accepter la pression et les méthodes de certains d’entre eux, qui, utilisant le projet à des fins politiques ont décidé, coûte que coûte, par tous les moyens, de le contrecarrer pour des raisons uniquement électorales. 

- La Ville réaffirme néanmoins sa volonté de poursuivre, selon un calendrier et des modalités qu’il conviendra de préciser, l’aménagement de cette partie du territoire communal, en menant des discussions avec tous les acteurs concernés : habitants des Bas Heurts, demandeurs de logements, bailleurs, aménageurs, élus, associations, et Conseil Régional.

Ø      Extrait article du Parisien du 13/09/07

- Coup de théâtre aux Bas Heurts,…………, Michel Pajon, Député Maire (PS), vient d’annoncer la mise entre parenthèses de son ambitieux projet,…..

- Pas de passage en force, la Ville aurait pu contester cette démarche par une délibération du conseil Municipal. Dans ce cas, le dossier aurait alors été tranché par le Préfet de Seine Saint Denis. Le Maire a finalement opté pour la solution douce.

- Il faut dire que, à six mois des prochaines élections municipales, le dossier des Bas Heurts devient sensible et pourrait bien s’inviter dans les débats politiques

- Les membres de l’ADIHBH-V………….restent sur le qui-vive. « Tout peut repartir après les élections, redoute Alain Cassé, le Président de l’Association, qui se dit prêt à s’asseoir à la table des négociations avec la Mairie, pour plancher sur un nouveau projet.

18 septembre 2007

Un gros projet urbain recalé à Noisy le Grand au stade de l'enquète publique

Trois Enquêtes Publiques Conjointes, préalable indispensable à d’éventuelles opérations d’expropriations (DUP), se sont déroulées à Noisy le Grand, du lundi 06 janvier au vendredi 16 février 2007.

Suite à son élection en 2002, le Député Maire socialiste Michel Pajon et son groupe municipal a voté la création de la ZAC dite du « Clos aux Biches » en mars 2005. A terme, si ce projet se réalisait, c’était la démolition d’un quartier de 70 pavillons afin de construire une nouvelle citée dense de 1500 logements collectifs. Ce projet ne faisait pas parti du programme du candidat, présenté quelques mois plus tôt aux Noiséens, lors des élections municipales.

Une forte opposition des habitants du quartier et des Noiséens a eu lieu au moment de la Concertation en novembre 2004, avec 92% d’opposition au projet et une grande manifestation dans le Centre Ville en septembre 2006. Par ailleurs, 6500 signatures de pétitions furent déposées en Sous Préfecture du Raincy en mai 2006. Enfin, les habitants du quartier concerné (dit "des Bas Heurts") ont bénéficié du soutien de tous les partis politiques locaux (Verts, PCF, UDF-Modem, et UMP).

L’Association de Défense du quartier (ADIHBH-V), avec l’aide d’un groupe d’Etudiants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette, avait même proposé un projet alternatif, permettant de construire un programme mixte avec 1000 logements et des bureaux, sans expropriations des habitants du quartier dont certains ont entre 72 et 92 ans.

Le Maire avait, malgré tout, décidé de maintenir inchangé son projet initial.

Une Commission d’Enquête Publique composée de 3 enquêteurs neutres a été désignée par le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise en novembre 2006, afin de recueillir pendant six semaines l’avis des habitants de la ville de Noisy le Grand, sur ce projet d’urbanisation.

Fin juillet 2007, la Préfecture de Seine Saint Denis a rendu public ses conclusions en donnant deux avis unanimement défavorables, sur les deux principaux volets de ces Enquêtes Publiques.

Les conclusions sont les suivantes :

1 - L’Enquête sur la Déclaration d’Utilité Publique, (DUP) :

 

Après évaluation des poids respectifs des arguments retenus, la commission a estimé unanimement que les inconvénients du projet présenté en l’état, étaient très supérieurs à ses avantages, ne justifiant pas de ce fait l’utilité publique immédiate de ce projet.

En conséquence de ce bilan, les motivations émises par la Commission sont les suivantes :

 

-          CONSIDERANT l’absence de concertation avec la population (qui s’était élevée contre ce projet dès sa présentation en 2004) et avec la ville de Bry sur Marne,

 

-          CONSIDERANT l’insuffisance des infrastructures actuelles et la saturation des transports (RER, A4), des dessertes locales et du stationnement, qui se doivent d’être améliorées avant une urbanisation aussi importante que celle présentée,

 

-          CONSIDERANT que ce projet de la ZAC du Clos aux Biches, tel qu’il est conçu, n’est pas vital à court terme pour la Ville et ne compromet pas son objectif de croissance à l’horizon 2015, du fait de nombreuses opérations immobilières déjà en cours,

 

-          CONSIDERANT que cette opération ne se justifie pas par le vaste projet tertiaire prévu sur Mailles Horizon, jamais entrepris depuis 20 ans et qui reste à ce jour très hypothétique,

 

-          CONSIDERANT que ce projet ne répond pas aux souhaits de mixité fonctionnelle émis par le SDRIF, et juxtaposerait à terme une zone de 1500 logements avec une zone hypothétique de 140 000 m2 de bureaux,

 

-          CONSIDERANT le souhait de la Mairie de sortir d’Epamarne et les possibilités qui lui sont offertes par la loi du 13/07/2006 de récupérer des terrains des collectivités publiques pour y faire de l’habitat, ces deux éléments conjugués pouvant permettre d’envisager a terme la mise en œuvre d’un projet général de tertiaire et de logements permettant le désenclavement et la mixité sociale et fonctionnelle,

 

-          CONSIDERANT que le projet a des conséquences importantes sur la Ville de Bry sur Marne, avec laquelle la concertation a été insuffisante au niveau de la cohérence territoriale,

 

-          CONSIDERANT que le problème des logements sociaux ou de résidences étudiants, semble pouvoir trouver à Noisy le Grand une solution aisée (du fait du nombre de programmes neufs en cours et des possibilités de rénovation d’un parc important de bureaux anciens et périmés), sans considérer le Clos aux Biches comme la seule solution possible,

 

-          CONSIDERANT également que la Socaren et la Ville possèdent déjà dans le secteur du Clos aux Biches, plus de 26 000 m2 de terrains, sur lesquels ils peuvent entreprendre sans DUP la mise en œuvre d’une urbanisation et de logements sociaux, sous forme de petits ensembles immobiliers compatibles avec les souhaits de la population,

 

-          CONSIDERANT de surcroît le nombre exceptionnellement élevé de personnes qui se sont exprimées soit individuellement par écrit ou par lettres, soit par pétitions, et la large majorité d’opinions défavorables au projet.

 

POUR CES RAISONS

La Commission émet UN AVIS DEFAVORABLE UNANIME A LA DEMANDE DE DECLARATION D’UTILITE PUBLIQUE déposée pour l’aménagement de la ZAC du Clos aux Biches.

 

En rappelant que la forte opposition qui s’est manifestée n’est pas hostile à l’étude d’un projet d’urbanisation différent du quartier des Bas Heurts, en concertation avec eux et la ville de Bry sur Marne, et incluant la mise en œuvre de logements sociaux.

 

En recommandant le renforcement de la concertation avec les habitants et les communes voisines pour la définition d’un projet d’urbanisation qui par nature, a un impact important sur l’environnement.


2 - L’Enquête sur la mise en compatibilité du Plan d’Occupation des Sols, (POS). 

 

-          Vu la régularité de la procédure appliquée à l’Enquête et son déroulement,

 

-          Vu le dossier présentant l’opération projetée comme d’intérêt général tendant à ce qu’elle puisse être déclarée d’Utilité Publique,

 

-          Vu l’étude des dossiers soumis à Enquête Publique, l’analyse des très nombreuses observations enregistrées et leur examen critique, les renseignements recueillis auprès du pétitionnaire, les rencontres avec le public lors de la consultation, toutes démarches ou analyses auxquelles nous nous sommes attachés,

 

-          Vu le courrier de la Socaren en date du 08 mars 2007 et le courriel du service de l’Urbanisme de même date confirmant que les hauteurs de constructions sont identiques sur les zones UJ et UBa1, soit 22 m, la Commission ne tiendra pas compte des observations formulées à ce sujet,

 

-          Vu la réflexion sur le projet et ses conséquences humaines auxquelles nous avons longuement réfléchis,

 

-          Vu le Projet Alternatif étudié par les Etudiants de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-La Villette, à l’instigation de l’ADIHBH-V,

 

-          Vu l’approbation apportée à celui-ci par un grand nombre de signataires des registres d’Enquête et des pétitions annexées au dossier,

 

-          Vu le développement de nos conclusions motivées énoncées ci-dessus,

 

-          Considérants en définitive, en notre âme et conscience, les graves troubles que le projet apporterait à l’environnement résidentiel et humain de la zone et de ses abords, voire à l’ordre public qui pourrait être menacé,

 

POUR CES RAISONS

Nous émettons, unanimement, UN AVIS DEFAVORABLE à la mise en compatibilité du Plan d’Occupation des Sols, avec ce projet.

04 septembre 2007

Ordinateurs financés par le conseil général pour les collégiens de 6eme

Belle initiative du conseil général que de permettre aux collégiens de 6eme d'avoir un ordinateur personnel en finançant l'acquisition de celui ci, dommage pour les autres, nés manifestement trop tôt, qui n'auront donc pas les mêmes possibilités d'apprentissage sur les nouveaux moyens de communication informatiques.

Il serait intéressant, pour aller jusqu'au bout de la démarche, que le conseil général se penche sur un financement ne serais ce que partiel de la connection à internet

21 juin 2007

Les soldes pour la carte de transport Imagine R

Les étudiants sont, pour beaucoup d’entre eux, en passe de renouveler leur carte Imagine R pour 2007/2008. Cette année, une petite nouveauté fera des heureux. Inspiré d’une mesure déjà prise depuis quelques années au conseil général du Val de Marne, le conseil général de Seine-Saint-Denis mettra à la rentrée la main à la poche pour aider à se payer le sésame des transports en Ile-de-France.

C’est sans conditions de ressources que les demandeurs de la carte habitant dans le 93 auront une ristourne de 50%. Le formulaire de remboursement sera en ligne sur le site du conseil général à partir de septembre.

06 juin 2007

De l'Elysée au 93, portrait d'un candidat atypique

Parmi les candidats aux législatives en Seine Saint-Denis, l'un d'entre eux atypique, retient particulièrement l'attention. Il s'agit de Laurent VIGIER candidat UMP dans la 7ème circonscription (Montreuil).

Qu'est ce qui a bien pu poussé Laurent VIGIER, « conseiller diplomatique du président CHIRAC », à se présenter aux législatives dans le 9-3 ? Le décalage est tel qu'il mérite une explication ... C'est ce qui a décidé Olivier du Blog lesaudoniens.com a quitter Saint-Ouen pour aller l'interviewer.

Récit de cette rencontre :

L’engagement politique de Laurent VIGIER ne doit rien au hasard.  Il est le fruit d’une très forte conscience collective familiale. Elle trouve sa source dans l’engagement de son arrière grand père maternel –Paul DUPUY, Directeur Adjoint de Normal SUP-, pour la défense du Capitaine DREYFUS.

Cette tradition s’est prolongée à son grand père –Henri VIGIER-, qui fut à la fin de la seconde guerre mondiale, parti prenante dans l’aventure de la création de l’ONU. Henri VIGIER a été l’une des chevilles ouvrières des premiers accords de trêve Israélo-palestiniens qui devaient ensuite donner lieu aux accords de Rhodes, marquant la fin de la guerre d’indépendance d’Israël.

Normalien, agrégé d’histoire, Laurent VIGIER, débute sa carrière au quai d’ORSAY sous le gouvernement Jospin. C’est à cette date qu’il se forge sa propre conscience politique : confronté de par ses fonctions à la réalité de mondialisation et à ses conséquences, il comprend mal la mise en place des 35 heures à l’échelon national.

En 2002, il contacte Jérôme Monod et met sa plume au service de l’Union en Mouvement qui préfigure l’actuel UMP.Plus tard, il rejoint l’Elysée et assiste le président Jacques CHIRAC dans la préparation des G8 ; en charge plus particulièrement des questions multilatérales et du dialogue avec les ONG.

Parmi les dossiers sur lesquels il s’est particulièrement impliqué : le réchauffement climatique. Son travail a contribué à convaincre les américains, du lien entre activité humaine et réchauffement climatique. Concrétisée en 2005 au G8 de Gleneagles, cette victoire diplomatique du président CHIRAC a rouvert la voie, à compter de 2012, pour lutter plus efficacement contre l’effet de serre et effacer ainsi l’échec de KYOTO.

L’autre axe essentiel du travail de Laurent a été pendant cette période, le dossier de l’aide au développement. Loin de la rhétorique alter mondialiste au sujet de la mise en place de la taxe TOBIN, il a travaillé sur la mise en place du 1er exemple de taxe internationale destinée à l’aide au développement : la taxe sur les billets d’avions. Cette taxe permet aujourd’hui en France de collecter 200 millions d’euros par an, qui dans le cadre d’un partenariat avec UNITAID, rendent par exemple possible le traitement anti-SIDA de 600.000 personnes en afrique.

En 2005, Laurent est comme beaucoup « ébranlé » par les émeutes qui ont secoué nos banlieues. En s’impliquant activement sur la question des relations G8/Afrique et de l’aide au développement, il avait déjà pu côtoyer des associations de jeunes issus de l’immigration comme le FOJIM –Forum des Jeunes Issus de l’Immigration- et rencontrer des personnalités extraordinaires –« World Class »- issues des quartiers. Il s’insurge du gâchis que représentent ces émeutes et du désespoir qu’elles traduisent.

Pour lui c’est clair, l’engagement politique passera par la Seine Saint-Denis. Ce sera donc Montreuil, ville « rouge » de la première couronne parisienne.

L’analyse politique de Laurent VIGIER sur la situation de la Seine-Saint-Denis est la suivante : 

Depuis un peu plus d’un siècle les banlieues ouvrières se sont développées sur un système de valeurs de type collectiviste à contre courant du système majoritaire. Dans cette situation, la faute est toujours extérieure : les patrons, le gouvernement et plus récemment l’Europe et la mondialisation.

Dans les années 60,  pour répondre aux très fortes tensions entre gaullistes et communistes nées à l’après guerre, on donne une « réalité » géographique à ce système de valeurs.  L’éclatement du département de la Seine donne alors naissance à la Seine Saint-Denis.

La part du feu étant faite, la Seine Saint-Denis devient un lieu d’expérimentation social où un urbanisme idéologique inspiré des théories collectivistes du bloc de l’Est prospère.

Ce système fonctionne tant bien que mal –parfois pas si mal que ça- jusqu’au milieu des années 70, date du premier choc de la mondialisation que constitue le choc pétrolier de 1976. Le monde est désormais plus imprévisible, des forces nouvelles émergentes vont rompre cet équilibre instable. Le département est alors confronté à une immigration massive et va additionner la différence ethnique à la dissidence politique. Or ce système, qui se concevait comme la préfiguration d’un « autre » modèle de société, ne pouvait avoir pour vocation à les intégrer efficacement à la communauté nationale. Ce système « maternant » qui relègue au second plan les valeurs essentielles de la république comme la liberté individuelle n’a pas réussi à faire émerger une élite –intellectuelle, politique, économique- dans ces communautés. Les émeutes de banlieue de 2005 témoignent de la faillite ultime de ce système.

Aujourd’hui les maires communistes –Montreuil, Saint-Ouen, Saint-Denis- restent empêtrés dans leurs contradictions. Ces municipalités essaient toutes de maximiser leur rente de situation à proximité de Paris en attirant de sièges de grandes entreprises tout en maintenant un niveau de taxe professionnel très élevé qui décourage les plus petites entreprises. Cette politique non dénuée d’arrière pensées électorales, a aujourd’hui 20 ans de retard sur ce qui ce fait en Chine. Souvent cantonnées à des zones tampons en marge du périphérique, elles renforcent la fracture entre la Banlieue et la Capitale.

Laurent VIGIER critique la manière dont la gauche traite les jeunes issus de l’immigration. Dans le prolongement de son idéologie corporatiste, elle renforce le communautarisme. La gauche ne sait pas répondre à l’aspiration d’autonomie individuelle des jeunes issus de l’immigration et se contente de les renvoyer systématiquement à leur communauté d’origine. Par le passé, toutes les communautés issues de l’immigration se sont intégrées à la nation en gagnant en autonomie par rapport à leur attaches culturelles, ethniques ou religieuses. C’est beaucoup plus difficile aujourd’hui.

Pour lui, le parti socialiste n’a pas entrepris de travail de réflexion sur la mondialisation. A l’ultra-gauche, des organisations comme ATTAC ont, elles, eu le mérite de se pencher sur le problème. En refusant le virage Social Démocrate, le parti socialiste a formulé  lors de la campagne des présidentielles des réponses qui n’étaient pas articulées sur la réalité du monde. La droite en revanche a développé une réflexion sur le monde. Le programme de Nicolas SARKOZY s’inscrit dans une convergence Européenne sur l’analyse de ce qu’il faut faire pour tirer son épingle du jeu au niveau Mondial.

Au niveau local, c’est en s’appuyant sur les réussites individuelles que nous arriverons à convaincre les jeunes issus des quartiers qu’ils ont leurs chances. Les populations de Seine Saint-Denis et notamment celles issues de l’immigration, doivent pouvoir se reconnaître dans une identité nationale commune portée par la République. En France, depuis la révolution de 1789 la nation est une construction politique. Elle s’appuie sur une langue et sur un système de valeurs communes résumé dans la devise –Liberté, Egalité, Fraternité-.  Elle doit être capable de tirer vers le haut chacun d’entre nous dans le respect de nos valeurs communes.

Quand on demande à Laurent ce qui l’a le plus marqué depuis son arrivée à Montreuil, il cite spontanément et avec émotion, l’image de deux jeunes d’origine malienne qu’il avait raccompagnés dans leur cité après un mariage. Ce soir là, à trois heures du matin, il a pu mesurer à quel point ces deux jeunes étaient profondément français, à quel point ils en partageaient l’identité. Ils n’attendent qu’une chose : « que la République leur tende la main ».

A Montreuil, Laurent VIGIER se veut l’ambassadeur de la République. Il souhaite sur le terrain en défendre les valeurs.

07 mai 2007

Nette victoire de Royal dans le 93

Inscrits: 708 163
Votants: 583 909
Exprimés: 564 542
Abstention: 124 254 soit 17,55%

Ségolène Royal (PS): 319 205 voix, soit 56,54%
Nicolas Sarkozy (UMP): 245 337, soit 43,46%

Rappel du 22 avril 2007: Cliquez ici.

05 mai 2007

Pause

Chers amis,

En raison du 1er tour de l'élection présidentielle qui a lieu ce dimanche, le blog ne sera pas mis à jour jusqu'à lundi. De même, les commentaires et trackbacks seront désactivés durant cette période.

A bientôt.

23 avril 2007

Royal devant en Seine-Saint-Denis

Inscrits: 714 496
Votants: 593 826
Exprimés: 586 421
Abstention: 7 289 soit 17,9%

Ségolène Royal (PS): 200 390 voix, soit 34,2%
Nicolas Sarkozy (UMP): 157 068, soit 26,8%
François Bayrou (UDF): 97 947, soit 16,7%
Jean-Marie Le Pen (FN): 53 026, soit 9,0%
Olivier Besancenot (LCR): 24 567, soit 4,2%
Marie-George Buffet (PCF): 20 884, soit 3,6%
Dominique Voynet (Les Verts): 7 913, soit 1,3%
Philippe de Villiers (MPF): 7 836, soit 1,3%
José Bové (Altermondialiste): 7 255, soit 1,2%
Arlette Laguiller (LO): 6 569, soit 1,1%
Frédéric Nihous (CPNT): 1 491, soit 0,3%
Gérard Schivardi (PT): 1 475, soit 0,3%.

Rappel du 21 avril 2002: Inscrits: 630 897 - Votants: 406 465 - Exprimés: 396 476 - Lionel Jopsin: 70 757, soit 17,7% - Jean-Marie Le Pen: 70 326, soit 17,7% - Jacques Chirac: 63 920, soit 16,1% - Jean-Pierre Chevènement: 25 383, soit 6,3% - Robert Hue: 24 856, soit 6,2% - Noël Mamère: 24 325, soit 6,0% - Arlette Laguiller: 23 699, soit 6,0% - Christiane Taubira: 20 790, soit 5,2% - François Bayrou: 20 734, soit 5,2% - Olivier Besancenot: 14 965, soit 3,8% - Alain Madelin: 13 988, soit 3,5% - Bruno Mégret: 9 780, soit 2,5% - Corinne Lepage: 5 562, soit 1,4% - Jean Saint-Josse: 3 129, soit 0,8% - Christine Boutin: 2 431, soit 0,6% - Daniel Gluckstein: 1 831, soit 0,5%.

20 avril 2007

Pause

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